Internet - J'aime pas Olivier Martinez non plus
Ecrit par: ytty54
Nombre de lectures: 102
Nombre de mots: 628
Ce qui est troublant dans cette affaire c'est que Fuzz.fr est un
aggrégateur, c'est à dire un site qui se nourrit des contributions de
tous horizons. Un digg-like dont les articles se classent seuls selon
la popularité attribuée par les lecteurs.
Au sein de la Loi sur
l'Economie Numérique, ce type de site bénéficie normalement d'un statut
d'hébergeur qui ne les rend pas responsables des contenus. La justice
vient de décider l'inverse et, en reconnaissant un statut d'éditeur,
condamne à terme cette logique de partage d'information communautaire.
Quand
France3, retransmettant une finale de coupe de la Ligue, oublie de
montrer une banderole gênante pour l'audimat ou quand le journal de 20h
de France 2 surrévalue en toute impunité le salaire moyen d'une
infirmière de 30%, on n'est bien moins regardant malgré l'audience
toute autre. Surtout les journalistes professionnels si empressés à
dénoncer les excès de la blogosphère... alors que pas un jour ne se
passe sans qu'une info ne se révèle tronquée, faussée ou dissimulée.
Une
intervention de plus sur le monde du net après celle, en début d'année,
qui touchait les flux Rss, ces liens que vous pouvez automatiser pour
recevoir les infos d'un site donné. Pour avoir hébergé un fil Rss de
Gala sur le réalisateur Olivier Dahan, lespipoles.com avait été
condamné également.
Le fait est que sur le net à priori on peut
jusqu'à un certain point écrire, éditer, publier ce que l'on veut. En
face l'internaute lecteur peut de même lire ou pas. Et ainsi s'instaure
un équilibre nouveau sans rapport avec le choix limité des autres
médias télé ou radio, là le net est quasi illimité.
De plus, force
est de reconnaître que devant la complaisance ou la censure des médias
traditionnels, le web est devenu le poil à gratter de l'information
bien pensante puisque la moindre info croustillante "buzz" à vitesse
grand V. Obligeant souvent les médias traditionnels à revenir sur cette
info au préalable négligée...
Le web devient donc aussi le support à
abattre pour préserver l'ordre ancien. Curieux de l'attaquer sur cette
notion d'atteinte à la vie privée de personnage public. D'abord parce
que ce sont des infos qui intéressent peu. L'article incriminé par
Martinez n'avait connu aucune audience. Ensuite parce que c'est un
sempiternel étonnant dilemme des personnages publics que de ne vouloir
que les avantages de ce statut envié : la gloire, l'argent, la frime
mais aussi une vie privée. Ca ferait pas un peu beaucoup quand souvent
on utilise les rumeurs et les journaux à scandales pour relancer sa
carrière ?
Moi, honnêtement, Olivier Martinez peut rester chez Giono
ou coucher avec Gina je m'en contrefiche. Par contre les aggrégateurs
font partie de mon quotidien. J'y pioche en toute liberté ce que je
veux et y laisse ce qui ne m'attire pas.
Le 27 mars 2008, Fuzz était
donc condamné pour avoir diffusé cette incroyable information selon
laquelle Olivier Martinez serait à Paris avec son ex, Kylie Minogue.
Les deux tourtereaux sont pourtant séparés depuis février 2007, date à laquelle ils ont... diffusé un
communiqué commun annonçant leur séparation...
Question
: puis je porter plainte pour atteinte à ma vie privé dès lors que
Martinez m'impose sa vie privée dans l'espace public ?
Le même jour
que la condamnation de Fuzz, une dépêche AFP annonçait le... mariage
prochain de notre starlette française avec la chanteuse australienne.
Une dépêche officielle s'appuyant sur des sources ... tchèques. Face à
l'AFP, Olivier Martinez s'est contenté de démentir. Pourquoi n'a t'il
pas attaqué pour atteinte à la vie privée la vénérable institution ?
Petit
joueur, petit acteur... le voilà endossant un rôle bien trop grand pour
lui et, tout à sa gloire et à sa grande opinion de lui-même, il oublie
au passage ce que Giono lui mit un jour en bouche : "Prends donc l'habitude que les choses ordinaires arrivent aussi".
A propos de l'auteur
http://yttymaison.blogspot.com
Vote: Pas encore voté
Identifiez-vous pour voter

